Fédération Départementale des Chasseurs du Finistère

Deux consultations publiques en cours : mobilisez-vous !

Deux projets d’arrêtés ministériels sont actuellement soumis à la consultation du public. Ils concernent le grand tétras et le lagopède alpin.

Ces deux textes proposent de retirer définitivement ces espèces de la liste des espèces de gibier afin de les classer parmi les espèces protégées.
La Fédération nationale des chasseurs s’oppose à ces projets, estimant qu’un moratoire temporaire, accompagné d’un suivi scientifique renforcé, constitue une réponse plus adaptée que le retrait définitif de ces espèces de la liste des espèces de gibier.

Elle rappelle notamment que :

  • les deux espèces font déjà l’objet de mesures de suspension de la chasse ;
  • les principales causes de leur déclin sont liées à la dégradation des habitats, au changement climatique ou encore aux dérangements d’origine humaine, et non à la chasse ;
  • les chasseurs participent depuis de nombreuses années aux suivis scientifiques, aux comptages et aux actions de conservation.

La Fédération départementale des chasseurs du Finistère invite les chasseurs qui le souhaitent à participer à ces consultations publiques en déposant un avis argumenté.


Consultation n°1 – Lagopède alpin

La consultation publique est ouverte jusqu’au 23 juillet 2026.

Le projet d’arrêté prévoit le retrait définitif du lagopède alpin de la liste des espèces de gibier et son classement parmi les espèces protégées.

La Fédération nationale des chasseurs rappelle que, dans sa décision du 2 mars 2026, le Conseil d’État a demandé la suspension de la chasse du lagopède alpin pendant cinq ans afin de permettre l’acquisition de nouvelles connaissances scientifiques. Il n’a cependant pas demandé son retrait définitif de la liste des espèces de gibier ni son classement parmi les espèces protégées.

Un moratoire temporaire permettrait donc déjà d’assurer la protection de l’espèce tout en laissant la possibilité de réévaluer sa situation à partir des données scientifiques recueillies.

Le lagopède alpin est par ailleurs classé « quasi menacé » sur la Liste rouge nationale de l’UICN. Ses effectifs en France sont estimés entre 10 000 et 26 000 individus et l’espèce demeure présente dans les Alpes et les Pyrénées françaises.

Les principales causes de son déclin sont notamment :

  • le changement climatique ;
  • la réduction et la fragmentation de ses habitats ;
  • la fermeture des milieux ;
  • le dérangement lié aux activités de montagne.

La chasse du lagopède alpin était déjà particulièrement encadrée, avec des fermetures automatiques lorsque la reproduction était insuffisante, des plans de gestion départementaux et des prélèvements faibles et strictement limités.

Les chasseurs participent également depuis plusieurs décennies aux comptages, au suivi des populations et à l’acquisition de données scientifiques indispensables à la gestion de l’espèce.

Le retrait définitif du lagopède alpin du champ de la gestion cynégétique pourrait entraîner une diminution des opérations de comptage et fragiliser les réseaux d’observation de terrain.

📅 Ouverte jusqu’au 23 juillet 2026


Consultation n°2 – Grand tétras

La consultation publique est ouverte jusqu’au 4 août 2026.

Ce second projet d’arrêté prévoit de retirer définitivement le grand tétras de la liste des espèces de gibier afin de le classer parmi les espèces protégées.

Le grand tétras n’est déjà plus chassé sur le territoire national en raison du moratoire instauré en 2022.

Dans sa décision du 1er juin 2022, le Conseil d’État n’a pas demandé le retrait de l’espèce de la liste des espèces de gibier ni son classement parmi les espèces protégées. Il a, en revanche, confirmé le principe de la gestion adaptative.

Ce principe prévoit que les modalités de gestion d’une espèce puissent évoluer en fonction de son état de conservation et des connaissances scientifiques disponibles.

Lorsque des incertitudes subsistent, une suspension temporaire des prélèvements permet de poursuivre les suivis scientifiques avant de réévaluer la situation. Le moratoire instauré en 2022 pourrait ainsi être reconduit sans qu’il soit nécessaire de retirer définitivement le grand tétras de la liste des espèces de gibier.

Il convient également de rappeler qu’une espèce inscrite sur cette liste n’est pas nécessairement chassée.

Les principales causes identifiées du déclin du grand tétras sont notamment :

  • la modification, la fragmentation et la dégradation des habitats ;
  • la fermeture progressive des milieux forestiers ;
  • les dérangements liés au tourisme et aux activités de loisirs ;
  • les collisions avec les câbles, les lignes électriques ou les clôtures.

La chasse n’est pas identifiée comme la cause principale de son déclin. Dans certains massifs où elle est interdite depuis de nombreuses années, comme les Vosges ou le Jura, les populations ne se portent pas mieux et ont parfois quasiment disparu.

Depuis plusieurs décennies, les fédérations départementales des chasseurs participent, sur leurs fonds propres :

  • aux comptages des populations ;
  • aux suivis scientifiques ;
  • à l’acquisition de connaissances ;
  • aux opérations d’amélioration et de réouverture des habitats ;
  • aux actions de réduction des collisions et des dérangements ;
  • à différents programmes scientifiques et de conservation.

La Fédération nationale des chasseurs considère donc qu’un moratoire temporaire, accompagné de la poursuite des suivis scientifiques, constitue une réponse plus adaptée qu’un classement définitif parmi les espèces protégées.

📅 Ouverte jusqu’au 4 août 2026


Chaque contribution compte

La Fédération départementale des chasseurs du Finistère invite les chasseurs à participer à ces deux consultations publiques.

Pour être pris en compte, votre avis doit être accompagné d’un commentaire argumenté. Vous pouvez reprendre les éléments présentés dans cet article, en les reformulant et en les personnalisant.

Quelques minutes suffisent pour faire entendre la voix des acteurs de terrain et défendre une gestion adaptative des espèces fondée sur les connaissances scientifiques.