
La maladie d’Aujeszky chez le chien de chasse constitue une préoccupation importante pour les chasseurs, les propriétaires de chiens et les vétérinaires. Afin de mieux surveiller la circulation du virus et de renforcer la prévention, la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) et le Conseil national de l’Ordre des vétérinaires (CNOV) renforcent leur coopération.
Le sanglier constitue un réservoir naturel du virus de la maladie d’Aujeszky et peut être porteur sans présenter de symptômes. Chez le chien, en revanche, la maladie est mortelle.
Jusqu’à présent, il était difficile de disposer d’une vision précise et chronologique des cas recensés chez les chiens. Les nouveaux dispositifs mis en place doivent permettre de mieux identifier les territoires à risque, d’améliorer l’information des chasseurs et de renforcer les actions de prévention.
Une meilleure surveillance de la maladie d’Aujeszky chez le chien
Première avancée : le Réseau d’épidémiosurveillance pour les animaux de compagnie (RESPAC), placé sous l’égide de l’Association française des vétérinaires pour animaux de compagnie (AFVAC), met en place un dispositif de surveillance spécifiquement consacré à la maladie d’Aujeszky chez le chien.
La plateforme CalypsoVet, accessible aux vétérinaires en exercice, dispose désormais d’un outil permettant de déclarer les suspicions de maladie d’Aujeszky et d’enregistrer les résultats des analyses.
Chaque cas signalé contribuera ainsi à améliorer progressivement les connaissances sur la présence et la circulation du virus en France.
Cette surveillance renforcée doit permettre de :
- mieux identifier les territoires à risque ;
- suivre la circulation du virus ;
- informer plus rapidement les chasseurs concernés ;
- adapter les mesures de prévention ;
- améliorer les connaissances scientifiques sur la maladie.
La collecte de ces données pourrait également contribuer aux travaux nécessaires au développement d’un vaccin spécifiquement destiné aux chiens.
Faciliter la vaccination des chiens de chasse
Deuxième avancée : la Fédération Nationale des Chasseurs et le Conseil national de l’Ordre des vétérinaires ont signé une convention afin de faciliter la vaccination des chiens de chasse contre la maladie d’Aujeszky.
Cette convention doit notamment permettre aux vétérinaires d’intervenir plus facilement auprès des chasseurs et de leurs chiens, notamment lors de rassemblements.
Les Fédérations départementales des chasseurs pourront ainsi établir des listes de vétérinaires volontaires susceptibles de participer à ces opérations.
Maladie d’Aujeszky : mieux connaître le risque pour mieux prévenir
En associant l’expertise sanitaire des vétérinaires à la connaissance du terrain des chasseurs et du réseau cynégétique, ce nouveau dispositif doit permettre de renforcer la surveillance de la maladie d’Aujeszky et la protection des chiens de chasse.
Déclarer, analyser, cartographier et prévenir : une meilleure connaissance de la circulation du virus est essentielle pour mieux protéger les chiens.
La Fédération départementale des chasseurs du Finistère suivra la mise en œuvre de ces nouvelles mesures et informera les chasseurs finistériens des actions qui pourront être déployées localement.